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Dementia (The day of my great happiness)
texte kornél mundruczó, kata wéber
un spectacle de kornél mundruczó

Il y a quelques mois, un hôpital psychiatrique hongrois réputé a été contraint à la fermeture. Les bâtiments, sales et malodorants, ont été pillés, le jardin laissé à ’abandon, et une poignée de patients atteints de démence et amnésiques, oubliée au uatrième étage. Le Professeur Szatmary, un psychiatre renommé, fait tout ce qu’il peut pour ses patients et espère secrètement pouvoir pratiquer prochainement dans un nouvel hôpital bien mieux équipé. Mercedes Sapi, une ancienne prima donna, est la résidente la plus ancienne de l’hôpital. Lors de son dernier anniversaire, on annonce aux patients qu’ils ne pourront désormais Plus vivre dans cette institution. Ce changement soudain ébranle la foi du professeur Envers le système médical. Il craint que l’état de ses patients ne leur permette pas d’être renvoyés chez eux et parallèlement, il est très anxieux sur son avenir professionnel. Le temps passe. Aucun des efforts de Szatmary ne semble porter ses fruits. Dementia pose la question de l’acceptation des malades mentaux dans la société. Comment prendre en compte la souffrance quand on sait que l’aboutissement est une mort certaine ? Alors que les techniques de la médecine moderne nous éloignent de la mort, notre intérêt religieux et philosophique pour la notion du bien disparaît, l’humanité avait pourtant trouvé refuge dans cette notion auparavant. Szatmary admet que la vérité est différente en dehors des murs de l’hôpital. Il n’y a qu’une seule manière de protéger ses patients, et elle pourrait être fatale… Cette création du Proton Théâtre s’éloigne du réalisme documentaire pour aller vers un monde abstrait et subconscient, une réalité postmoderne, sans foi et terriblement proche. Elle semble nous suggérer que la manière dont nous traitons nos patients, qu’ils soient âgés ou atteints de troubles mentaux, est le miroir de notre société.

Présent lors de l’édition Novart 2010, Kornél Mundruczó avait livré avec Hard to be a god une vision brutale et froide d’une Europe générant son lot d’affreux, sales et méchants... Entre exploitation de faux espoirs, esclavage moderne et cruauté sans limites, le réalisateur-metteur en scène hongrois explorait les faces les plus sombres de la prostitution organisée depuis les pays de l’Est vers les grandes capitales de l’Ouest. Mundruczó continue de creuser le sillon d’un théâtre réflexif, à l’origine de questions fondamentales de la société hongroise. 

mise en scène kornél mundruczó / dramaturgie viktória petrányi, gábor thury / décor et costumes márton ágh / musique jános szemenyei / lumières andrás éltető / son zoltán belényesi / accessoires gergely nagy

production Proton Theatre

coproduction HAU Hebbel am Ufer - Berlin, Théâtre National de Bordeaux en Aquitaine,  HELLERAU - European Center for the Arts, Dresden - Germany, Trafó House of Contemporary Arts – Budapest, Fesstivalde Keuze - Rotterdamse Schouwburg, Pays-Bas, Noorderzon Performing Arts Festival – Groningen, Pays-Bas, Spielart Festival – Munich - Allemagne, Festival Automne en Normandie - Rouen, Maria Matos Teatro Municipal - Lisbonne, KUNSTENFESTIVALDESARTS - Bruxelles, Künstlerhaus Mousonturm - Frankfurt am Main
Projet coproduit House on Fire et par 
NXTSTP, avec le soutien du Programme Culture de l’Union Européenne


 
TNBA
SALLE JEAN-VAUTHIER
je 28.11 - 20h
ve 29.11 - 20h

en partenariat avec Novart, Biennale des arts de la scène

déconseillé aux moins de 18 ans

avec
ervin nagy, roland rába, kata wéber, lili monori, balazs temesvari, orsi toth, gergő bánki, lászló katona

Durée 2h10

spectacle en hongrois surtitré en français

TnBA - Square Jean-Vauthier BP 7 // F-33031 Bordeaux Cedex T +33 (0)5 56 33 36 80 // info@tnba.org © signelazer